Au château de Madame de Staël

Le Festival  de  Coppet

ferme ses portes sur un immense succès

Après la réussite éclatante de 2017dans le cadre du Bicentenaire de la mort de Mme de Staël, le Festival de Coppet s’est installé dans l'excellence avec une notoriété célébrée jusqu’à Paris. Sous la direction artistique d'Alain Carré, l’édition 2018, brillante et enjouée, a signé une performance se tenant à guichets fermés. Quel succès !

Sous un ciel radieux et une douce température, la billetterie prise d’assaut, les spectateurs se sont pressés avec ferveur au Château de Coppet pour leur rencontre annuelle avec Mme de Staël.  En ouverture du Festival, Le Souper, premier rendez-vous de l’été,  une pièce de théâtre qu'on ne présente plus.  Un véritable régal que ce repas de fauves, une pure gourmandise, où deux hommes de pouvoir, Talleyrand et Fouché, se rencontrent jouant de supercheries,  mensonges et flatteries. Irrésistibles et si contemporains !

Irrésistible également, Marc Bonnant qui, pour la deuxième soirée à l’affiche du festival présenta Voltaire : l’Avocat. Un feu d’artifices devant un parterre de fans buvant ses paroles.  Sa prestation fut suivie par  Dors-tu Voltaire ? d’après la  pièce signée Hippolyte Wouters, une première mondiale pétillante mettant en scène un quatuor d’amants dont Voltaire en amoureux défaillant tirant les ficelles des jeux de l’amour et de la séduction qui enchanta le public !

Alain Carré  Directeur artistique du Festival de Coppet

Clou de ces représentations, pour l’ultime soir de la saison, se sont les aventures amoureuses de Germaine de Staël en exil qui ont ravi le public. Frondeuse et intrigante, la dame de Coppet a connu au cours de ses voyages de Milan à Weimar, Saint Petersbourg, Londres… une vie galante mouvementée. Mélodies d’exil, une fantaisie théâtrale et musicale autour des 10 années d’exil de Germaine de Staël a été d’un bout à l’autre un éblouissement. Des jeux de scènes, des voix, des textes finement ciselés et un choix de musique pour le moins ébouriffant ont clos avec brio et, dans l’apothéose, ce festival d’été pour le plus grand plaisir des spectateurs. Vivement 2019 !

G.A.-D